Nos proches ont besoin de nous !

Retour de l’hôpital

« Nous ne sommes pas au courant ».

Georgette est à nouveau tombée mais cette fois-ci c’est plus sérieux : le médecin suspecte une fracture du fémur.

Pompiers, urgences, radios et opération…

Le lendemain de l’opération, une infirmière nous annonce que tout va bien sur le plan médical et que le chirurgien prévoit son retour en EHPAD dès le lendemain.

Nous sommes soulagés car ma belle-mère est totalement perdue dans cet environnement étranger.

L’infirmière nous rappelle et nous questionne sur l’EHPAD : nous ne comprenons pas et cette dame nous dit son étonnement car l’EHPAD refuse de la recevoir un vendredi.

« Vous comprenez, il n’y a pas de médecin dans l’EHPAD et nous préférons qu’elle sorte qu’en début de semaine ».

Les infirmières de l’hôpital répondent qu’il n’y a a priori pas besoin de médecin et que tout va bien.

Georgette sort donc de l’hôpital comme convenu avec nous — et avec l’EHPAD ? — un vendredi.

Je l’attends dans sa chambre.

Elle arrive à midi en ambulance.

Pas de plateau-repas ; je vois une dame qui fait le ménage dans le couloir ; elle me dit que ses collègues ne sont pas au courant de l’arrivée de Georgette ce jour et elle me conseille de vite descendre à l’office afin d’expliquer et ainsi de récupérer un repas.

En effet, c’est la surprise en bas mais on me donne sans problème un repas.

Je vois dans la salle à manger l’infirmière de service qui distribue les médicaments aux résidents.

Quand l’infirmière arrive dans la chambre pour dire bonjour à Georgette et voir comment elle se sent après son opération, elle m’affirme que :

« tout le monde était au courant de l’arrivée de ma belle-mère » ??

Je fais un mot à la chef de service car comment ma belle-mère aurait-elle mangé si je n’avais pas été présente ?

La chef de service me rassure :

« L’infirmière allait avertir l’office de son arrivée ».

Alors, pourquoi ne l’a-t-elle pas fait avant, alors qu’elle se trouvait dans la salle à manger, à côté de l’office ?

Et pourquoi l’infirmière devait-elle avertir l’office si comme elle me l’a dit « tout le monde était au courant de l’arrivée de l’hôpital de Georgette » ?

Quelque temps après, la directrice confirme au détour d’une phrase que les retours de l’hôpital les fins de semaine sont repoussés autant que possible au début de semaine, en l’absence de médecin le WE.